Go TopHome

Les jours ordinaires, novembre

2 novembre


Voyage au pays des brumes. Sous la pluie, avec les cheveux collés au visage et les vents fous. On est restés là, à regarder les moutons dans le froid polaire. L’oeil dans le viseur, je me suis aperçue que l’un d’eux m’observait. Il m’a inspectée longuement et j’ai senti une connexion. Le monde m’a semblé plus beau.

Sur la route on a cherché Domi et Serge qui devaient nous rejoindre et étaient on ne sait où.

2 novembre 2015


4 novembre


Les vélos parqués sous la grisaille, on a marché jusqu’à la mer qui n’arrivait jamais.

J’ai trouvé ça tellement beau avec le vent et le froid que je suis restée plantée là.

Le bruissement du sable sous les pieds qui s’enfoncent juste un peu.

Il paraît qu’il y a des plages chantantes. Certains grains de sable entrent parfois en résonance et émettent comme une mélodie. J’avais presque l’impression de l’entendre.

Et la mer continuait à être tellement loin qu’on ne la voyait pas.

4 novembre 2015


8 novembre


Une journée funèbre aux cadences qui s’étirent inlassablement.

8 novembre 2015


11 novembre


Il fallait que je photographie des chiens. Alors j’ai pensé que le cimetière animalier n’était pas loin…

Il pleuvait. Des gens étaient là pour enterrer leur oiseau. Tout autour des messages et des tombes surréalistes. A la sortie, un monsieur m’interpelle.

On les aime, hein. J’en ai deux moi, ici. Deux chats… Mais je n’en veux plus, vous savez… On s’attache trop…

11 novembre 2015


14 novembre


Je suis allée chez Michel pour voir la ville de haut. Il me fallait des toits et chez Michel, c’est apparemment le summum. Michel habite au 23è étage d’une tour. Un des gratte-ciel les plus hauts de la ville. J’ai penché la tête et j’en ai eu le vertige. L’univers semblait immobile et silencieux. La ville désertée. La Meuse avait toujours ses reflets verdâtres.

14 novembre 2015


20 novembre


J’ai d’abord photographié des ados qui m’ont parlé de leurs rêves. Je suis ensuite montée au dernier étage et je les ai tous rassemblés dans le petit terrain de sport en leur hurlant de se serrer pour qu’ils entrent tous. Ça a pris un temps infini. Ils me regardaient et prenaient des poses en me criant des choses que je ne comprenais pas. J’ai pris mon temps, la scène me plaisait.

20 novembre 2015


25 novembre


Faire taire les tintamarres.

25 novembre 2015